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Karine Hiver pose ses valises chez Wab&Cie 

Le 07/07/2022 0

Dans Ma petite entreprise

Wab&Cie, l’atelier partagé de l’artisanat propose à tous les artisans, un espace de 800m2 pour exercer leur métier et échanger. C’est un véritable lieu d'émulation. Karine Hiver, ébéniste et restauratrice de mobilier fut la première locataire de ce “tiers-lieu”. 

Nous avions rencontré il y a quelque temps Maxime Proyart et Guillaume Duras, entrepreneurs et fondateurs d’un atelier partagé autour de l’artisanat : “Wab&Cie”. Les deux compères, nous avaient reçus dans leur hangar de 800m2 à Etouvie, avec une bonne humeur communicative. À cette occasion, nous avions croisé la première locataire de l’atelier, Karine Hiver, ébéniste et restauratrice de meubles

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Le lieu idéal 

C’est en nous baladant dans les couloirs de l’atelier partagé que nous avons croisé Karine Hiver. La curiosité (valeur consubstantielle à tout Dicilien !) nous a poussés à aller interroger la femme qui “représente le début de Wab&Cie” pour Maxime Proyart. En train de travailler sur son établi, l’Amiénoise accepte d’échanger autour de sa passion avec nous. “Je suis ébéniste, je fais de la restauration de mobilier contemporain, de mobilier d’art, de la conservation, c’est mon activité à plein temps.” Après une carrière de vingt-cinq ans en tant que graphiste, c’est il y a trois ans que l'ébéniste se reconvertit professionnellement. “On s’est rencontré avec Maxime durant notre reconversion. C’est comme ça que j’ai découvert le lieu”. 

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Pour remettre les meubles sur pied, l’artisane ne pouvait pas trouver meilleur espace. “Ce lieu est tombé à pic ! Je cherchais un local sur Amiens, c'était un peu compliqué à trouver, ils sont vraiment arrivés à point nommé.” La solitude de l’artisan est une réalité, Wab&Cie transcende cette solitude et apporte à des métiers individuels un lien social précieux. “C’est un lieu parfait pour travailler. J’ai un métier assez solitaire, c’est vraiment bien de pouvoir échanger entre artisans, on est sur des secteurs d’activités très différents mais en même temps très liés. Il faut dire aussi qu’il y a toujours une paire de bras quelque part si on a besoin d’aide !” sourit-elle.

La Samarienne travaille aussi bien avec les professionnels que les particuliers. “Je travaille beaucoup avec, les antiquaires, les brocanteurs. Mais aussi avec les particuliers qui veulent restaurer un meuble de famille ou tout simplement échapper à la mode IKEA.” indique t-elle. 

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L’amour du meuble

Karine a toujours eu un attrait pour le mobilier. “J’ai toujours aimé les beaux meubles, j’ai toujours aimé chiner, faire de la récup’, retaper des pièces, leur rendre leur histoire. Quand je travaille un objet d’époque, j'utilise les mêmes techniques qui étaient utilisées lors de sa création. J’ai une véritable passion pour l’art déco, travailler des pièces comme celles-ci est un véritable plaisir. J’aime beaucoup le moment de la recherche, dater le meuble, retrouver qui l’a fabriqué, s’il fait partie d’une série…” Vingt-cinq ans de graphisme, ça ne s’efface pas en un claquement de doigts, elle voit des ponts entre son ancien métier et son travail de restauratrice. “La communication, l’immédiateté, ça ne me plaisait plus tellement. Mais finalement, la démarche créative et intellectuelle est assez semblable”.

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Un de nos échanges nous a rappelé, celui que nous avions eu quelque mois plus tôt, à l’occasion de Dicila #2 avec Alice Declercq, restauratrice d’art : “Il y a deux sortes de restauration, la conservatrice où l’on laisse apparaître les défauts, mais on garde vraiment la nature de l’objet, on ajoute pas de matériaux qui pourraient dénaturer son histoire. Et il y a la restauration illusionniste, celle qui cache, où là, on peut avoir des clients qui souhaitent avoir un meuble parfait. Dans ce type de cas, c'est à nous de trouver jusqu'où l'on va. Car il peut y avoir beaucoup d'interprétation dans ce que l'on peut faire.” souligne t-elle. 

 

Karine Hiver a des idées plein la tête et apprécie travailler en équipe. “En ce moment j’ai un projet commun avec une tapissière de siège, j’aimerais bien aussi collaborer avec des artisans qui travaillent le métal par exemple”. De quoi nous réserver de belles choses pour l’avenir ! 

 

Instagram de Karine Hiver : https://www.instagram.com/karinehiver/

Facebook  : https://www.facebook.com/RestaurationCreation

 

Ryad Hammoud 

Reportage : Léandre Leber et Ryad Hammoud

Crédit photo : Léandre Leber 

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